Notre Mission

Vers une gestion écologique des matières organiques en Région de Bruxelles-Capitale!

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Le consortium et ses objectifs


80% des biodéchets bruxellois sont aujourd'hui envoyés à l’incinérateur. Une fin regrettable quand on sait qu’ils constituent une ressource qui pourraient être valorisés, notamment dans l’agriculture ou l'horticulture ou sous formes d'énergies (chaleur, gaz...) via des processus de méthanisation. Il n'échappe donc à personne que la gestions de ces biodéchets présente un grand potentiel d'amélioration. Pourtant, la diversité des acteurs et la complexité des réglementations en jeu rend difficile l'émergence d'un système cohérent et efficace tant sur les plans écologiques (diminution des gaz à effet de serre), que social (sensibilisation, éducation) et économique (création de nouvelles filières et d'emplois).  

L’Opération Phosphore a ainsi été mis en place pour améliorer la cohérence du système bruxellois de gestion des matières organiques. Ce projet de recherche en co-création, qui réunit l’ULB, le Centre d’Ecologie Urbaine, Bruxelles-Propreté, Bruxelles Environnement, Worms asbl, Roots Store et la Commune de Schaerbeek fait appel aux citoyens, scientifiques et autorités politiques pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets organiques: comme un véritable laboratoire vivant, ici on observe les contraintes de chacun et on teste des pistes de solution existantes ou à inventer.

 Chacun est invité à participer à l’Opération Phosphore en se tenant informé, en partageant ses projets et ses idées: c’est en rassemblant les forces que les déchets deviendront ressources !


Infrastructures et flux de matières à Bruxelles-Capitale



Actuellement, les déchets organiques représentent environ 50% du poids total moyen d’un sac blanc bruxellois. Chaque année, Bruxelles en produit environ 144 000 tonnes de déchets organiques provenant des ménages. A cela s’ajoutent les biodéchets provenant de la chaîne de distribution et de la restauration qui représentent environ 40.000 tonnes.

Enfin, la production de déchets verts (biomasse des parcs, jardins etc.) représente un volume d’environ 17 000 tonnes par an.

Dès lors, environ 200 000 tonnes de déchets organiques (déchets de jardin et déchets alimentaires) sont collectés et traités en Région de Bruxelles-Capitale (RBC) via l’Agence Bruxelles-Propreté (ABP) principalement. Ces déchets sont en grande partie valorisés en énergie par incinération et production d’électricité, alors qu’une faible partie des déchets alimentaires est valorisée par biométhanisation et dans les stations de composts individuels ou collectifs. Les déchets verts des jardins privés, parcs, etc. sont principalement compostés dans dans les unités de Bruxelles-Compost du Bempt à Forest et de Grimbergen et dans la centaine de composts de quartiers décentralisés.

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Le contexte et les enjeux


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Les flux des matières sont perdus.

Les nutriments (azote, phosphore, etc.) contenus dans les aliments organiques provenant de l’agriculture et consommés par les Bruxellois sont majoritairement incinérés et ne retournent donc pas à l’agriculture pour lui servir de ressource. Or, la consommation mondiale de phosphore s’accélère et les chercheurs estiment que le pic du phosphore sera atteint aux alentours de 2030. Pour devenir plus résiliente, Bruxelles doit rompre avec cette linéarité.

Les objectifs européens sont hauts.

Le taux actuel de réemploi et de recyclage des déchets ménagers est de l’ordre de 40%. Il doit augmenter pour atteindre les 50% d’ici 2020, un objectif que la Commission Européenne a récemment proposé de rehausser à 65 % pour 2030 dans une orientation d’économie circulaire. Ces objectifs très ambitieux nécessitent d’accélérer la transition, ceci tenant compte du fait qu’aucune prise de décision éclairée et partagée n’a pu voir le jour quant au choix du traitement ou non par biométhanisation des bio-déchets à Bruxelles.

La stratégie systémique et participative.

Une solution globale doit tenir compte de toutes les réalités (techniques, budgétaires, sociétales, urbanistiques…) et notamment impliquer les usagers finaux, c’est-à-dire les entreprises et les ménages bruxellois. L’un des enjeux du présent projet est de proposer des schémas cohérents d’articulation pour l’ensemble des solutions possibles, des plus décentralisées aux plus centralisées, ceci tenant compte des nombreuses informations disponibles : acteurs, compétences, techniques, flux, quantités, faisabilité, aspects économiques etc.