Micro-organisme efficace

Illustration de A. Bortolotti

Définition

Méthode de fermentation anaérobie de déchets organiques nécessitant l’apport externe d’une inoculation microbienne composée de différentes populations de micro-organismes. Selon Szymanski et Patterson (2003), ces micro-organismes contiennent des bactéries d’acides lactiques (Lactobacillus plantarum, L. casei, Streptoccus lactis), des bactéries de photosynthèse (Rhodopseudomonas palustrus, Rhodobacter spaeroides), des levures (Saccharomyces cerevisiae, Candida utilis), des actinomycètes (Streptomyces albus, S. griseus) et des champignons de fermentation (Aspergillus oryzae, Mucor hiemalis). Le terme “micro-organismes efficaces” est une traduction approximative de l’appellation anglaise “effective
microorganisms” (EM) qui à son tour est une modification du terme “friendly micro-organisms”, ou “micro-organismes gentils”, proposé par le chercheur japonais Teruo Higa, généralement considéré comme l’inventeur de ce type de traitement (Higa, 1993).

Fonctionnement

Les matières organiques entrantes sont accumulées dans un récipient de taille variable qui permet, dans sa partie inférieure, l’écoulement et souvent aussi la collecte du percolât issu du
traitement. Les déchets sont déposés en couches sur chacune desquelles est répandue une faible quantité d’un substrat (céréales, riz ou autre) ou d’un liquide contenant les populations
microbiennes (Freitag, 2000). Sous l’action des EM en anaérobie, la matière organique est fermentée (Yamada et Xu, 2001). Les résidus solides de la fermentation sont chargés de
micro-organismes et peuvent être broyés, répandus ou enfouis sur des terrains de culture comme fertilisant ou amendement (Higa et Parr, 1994). Des expériences scientifiques de Pei-
Sheng et Hui-Lian (2002), Xu (2001) et Xu et al (2001) suggèrent que l’apport en matière inoculée et fermentée issue d’un traitement par micro-organismes efficaces peut être bénéfique pour l’agriculture. [Fig.8]

Variante

Deux combinaisons représentatives qui reflètent ces deux cas de figure ont été retenues. Le première est un système Bokashi, avec une poubelle en plastique de 30 litres munie d’un tamis et d’un récipient destiné à récolter le percolât. La seconde est un traitement à plus grande échelle, accumulant de la matière organique en tas d’une vingtaine de m3 et couvert par une bâche agricole afin d’empêcher la circulation de l’air.

Evaluation d’impact environnemental : + / + +
Coût de fonctionnement** (€/kg) = 0,5 - 2

Cette fiche est issue du rapport suivant : Bruxelles Environnement, 2016. "Analyse théorique de la littérature décrivant les outils techniques de valorisation décentralisée de biodéchets des professionnels. Fiches synthétiques – Annexes ". Auteurs : A. Bortolotti, S. De Muynck et S. Kampelmann S., ULB-LoUIsE.
Vous pouvez également consulter le rapport final de l'étude.