Le vermicompostage

Illustration de A. Bortolotti

Définition

Processus de dégradation biologique et de stabilisation thermophile aérobie de la matière organique basé sur une action conjointe des vers de terre (Eisenia fetida et Eisenia andrei) et des micro-organismes mésophiles qui se développent à des températures comprises entre 25 et 40 °C, (Millet, 2015). Le vermicompostage est considéré par certains auteurs comme une technique de compostage «avancé» (Hanc & Pliva, 2013). Selon Suthar (2009), le compost issu du processus de vermicompostage est un produit de meilleure qualité que le compost sans vers en termes de disponibilité des éléments nutritifs. Grace à l’action des mucus et des enzymes présents dans l’intestin des verres, le pourcentage total d’azote (N) disponible pour les plantes, de phosphore (P) et de potassium (K) échangeables se trouve en plus grande quantité

Fonctionnement

Les vers de terre agissent comme des mélangeurs: en broyant la matière organique, ils modifient son statut biologique, physique et chimique et réduisent progressivement son rapport C/N, ce qui augmente la surface exposée à l’action des micro-organismes et rend beaucoup plus favorables l’activité microbienne et la décomposition (Dominguez in Suthar, 2009 : 915). Grâce à un système digestif caractérisé par une forte activité microbienne, ils mangent jusqu’à une fois leur poids par jour et réduisent le volume des déchets organiques de 40 % à 60 % (Millet, 2015). Au début du processus, une litière va servir de nourriture pour le vers jusqu’à ce que les premiers déchets soient suffisamment décomposés pour être mangés. Le traitement, avec un pH (8) et un rapport C/N (25/1) similaires à celui du compostage, produit en majorité du compost, mais aussi des eaux de lixiviation et du gaz. [Fig.2]

Variante

Trois modèles ont été retenus : le modèle à bacs empilables, le modèle monobac, et le modèle «in-vessel» automatisé. Le premier modèle est constitué de bacs en plastique ou en bois, empilables et au fond perforé pour récupérer les eaux de lixiviation dans le bac inférieur. Le deuxième est un bac unique préfabriqué en plastique avec un fond perforé et deux conteneurs : un pour la collecte des percolât et l’autre pour la collecte du compost. Le dernier est un modèle de plus grande taille, clos et muni d’un couvercle bi-panneau, isolé, avec un ventilateur pour contrôler l’humidité et le niveau d’oxygène ainsi qu’un compartiment de récolte du vermicompost

Evaluation d’impact environnemental : + + +
Coût de fonctionnement** (€/kg) = 0,5 – 6

 

Cette fiche est issue du rapport suivant : Bruxelles Environnement, 2016. "Analyse théorique de la littérature décrivant les outils techniques de valorisation décentralisée de biodéchets des professionnels. Fiches synthétiques – Annexes ". Auteurs : A. Bortolotti, S. De Muynck et S. Kampelmann S., ULB-LoUIsE.
Vous pouvez également consulter le rapport final de l'étude.